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Les cyberattaques en entreprise : risques, impacts et chiffres clés en 2025

  • Photo du rédacteur: adrian ousset
    adrian ousset
  • 2 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Introduction : un paysage cyber de plus en plus menaçant

En 2025, les cyberattaques continuent de s’intensifier, touchant toutes les tailles d’entreprises, avec des conséquences financières, opérationnelles et réputationnelles de plus en plus lourdes. Selon les dernières études, 67 % des entreprises françaises ont subi au moins une cyberattaque en 2024, contre 53 % en 2023, marquant une hausse significative des risques

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Les principaux risques et leurs impacts

1. Phishing et ingénierie sociale

Le phishing reste le vecteur d’attaque dominant, représentant 60 % des incidents, suivi par l’exploitation de failles (47 %) et les dénis de service (41 %). Les attaques par phishing, souvent sophistiquées grâce à l’IA générative, exposent les entreprises à des pertes financières et à des atteintes à leur réputation

. La majorité des attaques réussies commencent par le téléchargement de pièces jointes ou de liens malveillants envoyés par email. Les cybercriminels exploitent la curiosité ou l’urgence pour inciter les employés à ouvrir des fichiers infectés, permettant ainsi l’intrusion dans le système d’information.

2. Ransomware et chantage numérique

Les rançongiciels (ransomware) ciblent particulièrement les PME et TPE, qui subissent 40 % des attaques. Le coût moyen d’une cyberattaque réussie est estimé à 58 600 € pour une entreprise, avec des conséquences allant de l’indisponibilité des systèmes à la fuite de données sensibles. Le chiffrement des données reste la méthode la plus répandue (90 % des cas)

.

3. Attaques sur la chaîne d’approvisionnement

Gartner prévoit que 45 % des entreprises mondiales auront subi une attaque sur leur chaîne d’approvisionnement logicielle d’ici 2025, soit trois fois plus qu’en 2021. Ces attaques exploitent les vulnérabilités des fournisseurs tiers pour infiltrer les systèmes des entreprises

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4. Cloud et surface d’attaque élargie

Avec 94 % des organisations utilisant le cloud en 2025, 79 % d’entre elles ont déjà subi une faille de sécurité dans leur environnement cloud. Le coût moyen d’une violation de données atteint désormais 4,88 millions de dollars, avec un temps moyen de détection de 204 jours

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5. DDoS et indisponibilité des services

Les attaques par déni de service distribué (DDoS), souvent menées via des botnets IoT, visent à paralyser les infrastructures. Elles entraînent des pertes de revenus et une dégradation de l’image de marque, avec des conséquences immédiates sur la continuité d’activité

.

Chiffres clés à retenir

Indicateur

Valeur 2025

Source

Entreprises françaises victimes d’une attaque

67 % (vs 53 % en 2023)

Hiscox, 2024

Coût moyen d’une cyberattaque

58 600 € par entreprise

Jedha, 2025

Coût moyen d’une violation de données

4,88 M$ (monde)

IBM, 2025

Temps moyen de détection

204 jours

IBM, 2025

PME/TPE ciblées par des ransomware

40 % des attaques

Gartner, 2025

Entreprises utilisant le cloud

94 %

NinjaOne, 2025

Entreprises préparées à une cyberattaque

20 % (TPE-PME)

Comment les entreprises subissent-elles ces attaques ?

  • Manque de préparation : 80 % des TPE-PME reconnaissent ne pas être préparées ou ne pas savoir évaluer les conséquences d’une cyberattaque


  • Temps de réaction lent : Il faut en moyenne 215 jours pour corriger une vulnérabilité une fois détectée


  • Dépendance aux fournisseurs : Les attaques via la chaîne d’approvisionnement exploitent les faiblesses des partenaires externes, souvent moins sécurisés

    .

  • Sous-estimation des risques : Beaucoup de dirigeants minimisent encore la menace, notamment dans le secteur public où seulement 36 % des organisations sont matures en cybersécurité


Que faire pour se protéger ?

  • Sensibiliser les équipes : Former les collaborateurs aux bonnes pratiques (phishing, mots de passe, vérification des pièces jointes et liens dans les emails).

  • Investir dans la détection et la réponse : Mettre en place des solutions EDR/XDR, des sauvegardes régulières et des plans de réponse aux incidents.

  • Sécuriser la chaîne d’approvisionnement : Vérifier la sécurité des fournisseurs et sous-traitants.

  • Adopter une approche « by design » : Intégrer la cybersécurité dès la conception des systèmes et processus


Conclusion : l’assurance cyber, un rempart indispensable

Face à la multiplication et à la sophistication des cyberattaques, les entreprises doivent non seulement renforcer leurs défenses techniques et organisationnelles, mais aussi se prémunir financièrement. L’assurance cyber est devenue un outil clé pour limiter l’impact d’un incident. Elle permet de couvrir les frais liés à la gestion de crise (experts en cybersécurité, communication, rançons), les pertes d’exploitation, les dommages causés aux tiers, et même les coûts de restauration des données.

En 2025, avec 67 % des entreprises françaises déjà victimes d’une cyberattaque, souscrire une assurance cyber n’est plus une option, mais une nécessité pour assurer la pérennité de l’activité. La majorité des attaques réussies commencent par un simple clic sur une pièce jointe ou un lien malveillant reçu par email : la vigilance de chaque collaborateur et une protection adaptée sont donc les meilleurs remparts contre cette menace grandissante.


 
 
 

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